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COMMUNIQUE DE LA CHANCELLERIE Chers frères et soeurs, Par décrets ARKIN/LMP/5815/14 du 03 octobre 2014, le Cardinal...

COMMUNIQUE DE LA CHANCELLERIE

Chers frères et soeurs,

Par décrets ARKIN/LMP/5815/14 du 03 octobre 2014, le Cardinal Archevêque a signé quelques nomminations dont voici la substance:

1. Abbé Ghislain KAPIA IZUO, est nommé secrétaire Chancelier et Recteur du Sanctuaire marial Notre Dame de la Paix de Fatima de l'Archévêché de Kinshasa.

2. Abbé Jean-Delly BOMONGO NDJOLI, est envoyé aux études à l'Université Pontificale Grégorienne de Rome.

                                                      Fait à Kinshasa, le 08 octobre 2014

                                                       Abbé Jean-Delly BOMONGO

                                                              Secrétaire Chancelier

Clôture de la session prérentrée

Il s’est tenu en date du 29 septembre au 3 octobre 2014, la session de prérentrée de nos séminaires diocésains, sous le thème « Les moyens de communication dans la formation sacerdotale aujourd’hui » ; tenue au Grand Séminaire de Théologie Saint Jean XXIII.

En effet, quatre conférences magistrales ont nourri nos travaux à savoir :

  • « Les moyens de communication dans la formation des séminaristes. Enjeux anthropologiques d’un média pas comme les autres ».
  • « Eglise et internet »
  • « Sexualité et internet »
  • «Principe de base pour une équipe formatrice ou mieux une équipe  formatrice solidairement responsable ».

Après le Vêpres, les participants se sont retrouvés dans la salle Cardinal Monsengwo pour le mot de bienvenu donné par le Recteur du grand Séminaire Saint jean XXIII. Occasion aussi pour lui de présenter les conférenciers et d’accorder la parole aux équipes éducatrices venues de toutes part de se présenter.

Précédée d’une introduction présentée la soirée, la première conférence donnée par Mgr Bruno FEILLET, a porté sur « Les moyens de communication dans la formation des séminaristes. Enjeux anthropologiques d’un média pas comme les autres».

D’entrée de jeux pour des raisons méthodologiques, le conférencier a présenté la bibliographie qui lui a servi de base à la rédaction de sa contribution. Cependant l’immensité et l’importance du sujet justifie l’une des difficultés à mieux cerner le contour et le détour de la question.

On le voit, il ressort d’une observation attentive un écart entre des avancées vertigineuses de la technologie et une anthropologie relativement stationnaire. Et en même temps que sur le plan économique des milliards et des fortunes sont entrain d’être dépensé, l’homme est appelé, non pas à rester à l’écart et être ainsi, assujetti par le système.

Il devra par contre, prendre le train là où il le rencontre et faire route avec, soutenu, si non porté et aidé entre autres par des nouvelles technologies de l’information et de la communication et autres médias et moyens de communication.

L’Eglise, de ce point de vue, ainsi que les hommes qu’elle entend former, dans le dessein de les conduire au sacerdoce ministériel, utiliseront ces médias comme moyens de communication, d’évangélisation, comme une source théologique, comme un lien à habiter et à évangéliser.

De ce qui précède, un constat s’impose : « Nous nous modifions en faisant usage de ses outils particulièrement l’ordinateur ». L’informatique, précisément l’internet utilisant spécialement l’ordinateur, modifie les rapports entre les hommes ; ces derniers devenant en réalité faible par rapport à la machine, qui parait plus puissante.

En tout état de cause, cette évolution très rapide laisse entrevoir l’internet comme un 6è continent, hors sol, n’ayant pas de frontière, si non à peine un degré limité de police. En effet ce 6è continent n’étant pas encore pensé à des trains très fins et réfléchi la machine, de ce point de vue ne renvoi que notre faiblesse, entendu que, si je ne reçois pas ce que je veux, c’est simplement parce que je l’ai mal commandé.

Tout compte fait, le conférencier a rappelé à l’assemblée que toute communication suppose un certain nombre des repères, allusion faite à la théorie de Romain JACOBSON à savoir : Destinateur-Message-Destinataire-contexte-contrat-code.

La seconde conférence, toute aussi non moins importante que la première nous a donné d’explorer le grand univers « Eglise et internet ».

En effet, une affirmation semble être à ce sujet une idée force : « mêmes nos pères évêques sont connectés ». Comme pour dire que l’Eglise, depuis toujours, est restée très connectée pour transmette d’un côté la Bonne Nouvelle du Salut et de l’autre, toutes les autres données de la foi. C’est en ce sens que l’Eglise s’est toujours servi de moyen de communication pour évangéliser.

De ce qui précède, il devenait de plus en plus opportun pour le conférencier d’examiner le binôme « Internet et Séminaire ».

Comme on peut s’en apercevoir, une bonne partie de nos candidat sont tout autant plus informés, par moment, que les professeurs sur des questions informatiques : vocabulaire, usage et manipulation. D’où la nécessité pour les professeurs et les éducateurs d’en être assez informés : capables de trouver des sources et de les proposer aux formés. Sans doute, il est ici question d’une éducation. Or cette dernière n’y va jamais sans risque. Ce qui explique le principe : « plutôt que de vouloir tout contrôler, il faut éduquer, et quand on veut éduquer, il faut accepter des transgressions.

Dans cette même perspective, l’avant dernière conférence a planché sur la question de la sexualité et internet. Ici donc, Mgr le conférencier a rappelé la complexité du champ de production, en ceci qu’en matière de sexualité, on trouve le meilleur et le pire : pluralité des leçons et des notions, de conférences et des travaux. De ce point de vue, il est plus que judicieux, qu’en face de ce site pervers (la pornographie, l’exhibitionnisme, le voyennisme, les rencontres sur net, le sex-addicts, les dépendants du cyber sex) que les éducateurs formés, proposent des sites intéressants en rapport à leur idéal notamment : le Clerc, les Equipes Notre Dame, Vivre et aimer, Amour vrai, Sexalcholics, Covenanteyes…..

Dans le cas contraire en effet, n’est-il pas indispensable de proposer aux candidats de se reprendre en usant des moyens ci-après :

-         Relire les circonstances qui produisent les mêmes effets

-         Eviter l’occasion

-         Eviter de commencer un processus

-         Pratiquer les sacrements avec un entretien avec le conseiller spirituel

-         La prière mariale (Marie, femme chaste par excellence)

-         Le sport

-         Le jeûne appuyé de partage

-         La patience, l’humour et honnêteté

Bref, être dans la vérité.

Si le niveau spirituel, à la suite de ce qui précède a permis à l’orateur de nous proposer quelques pistes dans le dessein d’aider les candidats à faire bon usage des moyens de communication, à savoir :

-         La méthode d’Evrague le Pontique

-         Le Ps 34(33)

-         Une lecture de l’Evangile de Zachée,

la question des habitudinaires a été aussi soulevée. Ceux-ci, ont besoin du temps long et de la patience bienveillante de la part de leurs accompagnateurs.

Pour certains des rappels et pour d’autres des informations, la dernière conférence de notre session, a présenté des basiques, nous voulons dire des fondamentaux nécessaires pour construire une équipe formatrice solidairement responsable. En deux moments essentiels suivis d’une conclusion.

S.E. Mgr José Moko, évêque d’Idiofa a planché sur les pratiques d’un côté (pratique caractéristique, constitution et responsabilité du conseil, Règles pratiques pour les fonctionnement du conseil, exercice habituel de la responsabilité commune) et sur quelques questions particulières de l’autre (les séminaires interdiocésains, le conseil, la coresponsabilité différenciée, l’insertion pastorale, les délégués diocésains, la mission du conseil et l’autorité des évêques, la responsabilité propre du conseil dans la présentation des candidats à l’appel de l’évêque).

Comme on peut s’en rendre compte, notre session a connu en son troisième et quatrième jour des moments respectifs particuliers à savoir le travail en commun à partir de la synthèse des ateliers d’une part et de l’autre le travail en équipe formatrice autour des objectifs de l’année ; travail introduit par S.E. Mgr Timothée Bodika, évêque auxiliaire de Kinshasa, chargé de la formation et du clergé, accompagné des pères Jean-Marc MICAS et Maurice PIVOT. Vous trouverez en annexe les résultats des échanges et des remontées.

Toute considération faite, nous saluons la pertinence des conférenciers, l’engagement des participants ainsi que la valeur des échanges fécond et fécondant, fructueux et fructifiant, vital et même capital.

Lançons-nous, tous ensemble pour un prochain rendez-vous, une prochaine session de prérentrée 2015-2016.

Au fait, qu'est-ce qu'un Synode?

Alors que le Synode extraordinaire sur la Famille vient de s'ouvrir au Vatican, voici des réponses claires et précises aux questions que vous vous posez sur cette assemblée d’évêques.

Que signifie le mot « synode » ?

Synode vient du grec sunodos, “chemin parcouru ensemble”, d’où sa signification d’assemblée délibérante. Il réunit des évêques pour discuter de la mission de l’ensemble de l’Église et de l’unité de la foi en son sein. Un synode est donc une forme d’expression de la collégialité de l’Eglise, c’est-à-dire de l’unité de l’Église et du caractère universel de sa mission.

Quelles sont les autres formes d’expression de cette « collégialité » ?

Longtemps, la collégialité de l’Église s’est manifestée par les conciles et les synodes d’évêques, auxquels on prêtait la même signification, ainsi que par le Sacré Collège, formation d’un collège de cardinaux autour du Pape à partir du XIIe siècle.

Mais chaque institution a été clairement identifiée et définie lors du Concile Vatican II (1962-1965), puis par le Code de Droit canonique de 1983. On distingue donc :

- le Concile œcuménique, qui réunit les évêques du monde entier
- le Synode des évêques, assemblée plus restreinte que le concile, donc plus facile à réunir
- le Sacré Collège des cardinaux
- les conciles particuliers, pléniers ou provinciaux
- les conférences épiscopales, d’une nation ou d’un territoire

Comment se passe un Synode ?

Un Synode se présente sous la forme d’une assemblée consultative convoquée par le Pape. Cela le différencie du synode diocésain, convoqué par un évêque dans son diocèse.

Le Synode a pour but d’informer et de conseiller le Pape. Le Saint-Père peut aussi lui donner un rôle délibératif, sous réserve que les décisions soient ratifiées par ses soins.

Si le Pape ne préside pas le synode en personne, il nomme pour chaque session un ou plusieurs présidents délégués. Cette année, ils sont trois, représentant symboliquement trois continents : le cardinal français André Vingt-Trois, archevêque de Paris, le cardinal philippin Luis Antonio Tagle, archevêque de Manille, et le cardinal brésilien Raymundo Assis, archevêque d'Aparecida.

Un secrétariat permanent du Synode existe au sein de la Curie romaine. Il est dirigé par un secrétaire général qui assure la préparation et le suivi des sessions. Le Pape François a souhaité que cette responsabilité soit "cardinalice", pour lui donner une plus grande importance qu'auparavant. Il s'agit actuellement du cardinal italien Lorenzo Baldisseri.

Le secrétaire général collabore avec le rapporteur général, chargé de rédiger le « rapport introductif au débat », un document destiné à lancer les discussions. C'est aussi lui qui rédige les conclusions des travaux. Cette tâche incombe cette année au cardinal hongrois Peter Erdö, archevêque de Budapest.

Enfin, un secrétaire spécial est nommé pour assister ces derniers. Mgr Bruno Forte, archevêque de Chieti-Vasto, en Italie, remarqué pour ses contributions lors du précédent synode sur la Nouvelle évangilisation, s'est vu attribué cette fonction.

À la fin du synode, les évêques adoptent un rapport remis au Pape, et rédigent souvent un message au monde. Le Pape, sous réserve d’avoir ratifié les conclusions présentées, reprend fréquemment dans un document paraissant sous sa responsabilité propre les éléments du rapport qui lui a été remis. Ce document est, généralement, une exhortation apostolique post-synodale.

Qu’est-ce qu’un Synode « extraordinaire » ? Et « ordinaire » ?

Trois types de Synodes des évêques existent.

Le Synode « ordinaire » réunit des évêques élus par les conférences épiscopales, les patriarches orientaux, des évêques nommés personnellement par le Pape, et des religieux. Il y en a eu 13 depuis Vatican II. La treizième et dernière assemblée générale ordinaire a eu lieu en octobre 2012, sous le pontificat de Benoit XVI ; le thème abordé fut « La nouvelle évangélisation pour la transmission de la foi chrétienne ».

Le Synode « extraordinaire »  réunit seulement les présidents des conférences épiscopales, les patriarches orientaux, les cardinaux préposés aux congrégations de la Curie, des religieux et des participants nommés par le Pape. Il s’agit alors de donner des réponses rapides à « des questions concernant le bien de l’Église universelle ».  C’est la formule retenue pour cette édition 2014.

Le Synode « spécial » : il est convoqué sur une question propre à une région ou à une Église particulière. Le dernier s’est déroulé en juin 2010, il s’agissait d’une assemblée spéciale pour le Moyen-Orient.

Quels ont été les précédents synodes extraordinaires ?

Il y en a eu deux. D’abord en 1969, sur « La coopération entre le Saint-Siège et les Conférences épiscopales ». Puis en 1985, sur « Le vingtième anniversaire de la conclusion du Concile Vatican II ». Actuellement, jusqu'au 19 octobre 2014, a donc lieu la troisième assemblée générale extraordinaire, qui est par ailleurs le premier Synode du pontificat du Pape François.

Sait-on quand aura lieu le prochain Synode ?

L’année prochaine ! Il s’agira cette fois d’une assemblée générale ordinaire du synode. Elle se réunira à Rome du 4 au 25 octobre 2015, sur le thème : « Jésus Christ, révèle le mystère et la vocation de la famille ». Cette assemblée sera plus importante que celle d’octobre 2014, puisqu’elle sera constituée de délégués des conférences épiscopales (en proportion du nombre d’évêques de chaque conférence), et des experts conviés par le Pape. Elle sera donc plus représentative de l’épiscopat. Reprenant le travail du synode extraordinaire, cette assemblée réfléchira plus profondément sur les thématiques affrontées pour définir des lignes d’action pastorales. Elle remettra ses propositions au Pape François, qui pourra ainsi publier un document ou proposer d’éventuelles réformes.

La famille a-t-elle déjà fait l’objet d’un Synode ?

Oui, en 1980. Ce cinquième Synode ordinaire s’est déroulé du 26 septembre au 25 octobre 1980, sur le thème : « La famille chrétienne ». Au cours de leur travail, les évêques produisirent un message écrit intitulé « Message aux familles chrétiennes dans le monde moderne » et proposèrent une «Charte des Droits de la Famille» que le Pape Jean-Paul II promulgua plus tard, en 1983. Se fondant sur les débats et propositions de l'Assemblée, le Pape publia l'Exhortation Apostolique Familiaris consortio.

Ouverture de l'année académique 2014-2015

Le samedi 04 octobre, fête de saint François, Son Excellence Mgr Timothée BODIKA a célébré la messe du saint Esprit à l’occasion de l’ouverture de l’année académique et spirituelle dans nos maisons de formation. Au cours de cette messe, il a invité : les séminaristes à imiter le style de vie du christ car connaitre le Christ ne s’arrête pas au niveau de la seule intelligence, ni aux simples mots. Et les formateurs à l’ascèse de la chaise et à la participation aux activités spirituelles.

Après la messe, une leçon inaugurale a été donnée par monsieur l’abbé KIKONDA, recteur du séminaire universitaire Jean Paul Ier, autour du thème « maladie et guérison dans le nouveau testament ».

Ouverture du Synode sur la famille: parler avec franchise, écouter avec humilité

En ouvrant le Synode extraordinaire sur la pastorale de la famille dans le contexte de l'évangélisation, le Pape a indiqué les deux comportements qui permettront à l’Assemblée d’être un succès : parler avec liberté et franchise et écouter avec humilité. François a également demandé à tous de faire entendre la voix des Églises locales dans la salle du Synode.

François a surpris tout le monde ce lundi matin en arrivant 30 minutes avant l'heure officielle de début des travaux. Face aux 181 pères synodaux, le Pape a affirmé que c’était « une grande responsabilité de porter les problématiques des Églises locales pour les aider à cheminer sur la voie de l’Evangile de la famille »  et a posé une condition de base pour fonctionne ce Synode : il faut parler clairement. « Que personne ne dise "cela ou ceci ne peut se dire". Il faut dire, poursuit le Pape, tout ce qu’on ressent avec parresia (le fait de parler librement et franchement) ».

« Après le dernier Consistoire (en février 2014), lors duquel nous avons parlé de la famille, raconte le Pape, un cardinal m’a écrit en disant "dommage que certains cardinaux n’aient pas eu le courage de dire certaines choses par respect pour le Pape, par peur que peut-être le Pape pense différemment". Cela ne va pas », a affirmé le Pape ce lundi matin à l’ouverture du Synode. « Il faut dire tout ce que l’on ressent, et en même temps, il faut écouter et accueillir avec un cœur ouvert ce que disent les frères. Avec ces deux comportements s’exerce la synodalité. Je vous demande cela : de parler avec parresia et d’écouter avec humilité. Et de le vivre en paix parce que le synode se vit "cum Petro et sub Petro" et que la présence du Pape est une garantie pour tous et une protection pour la foi. (...) Collaborons pour que s’affirme avec clarté la dynamique synodale », a conclu François.

A 10h30, le Pape a pris part avec beaucoup de naturel à la première pause café du Synode.

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