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SANCTUAIRE NDPF : « Comme Marie, que notre vie devienne louange et demeure de Dieu »

Kinshasa, mercredi 29 octobre 2014-SANCTUAIRE NDPF : « Comme Marie, que notre vie devienne louange et demeure de Dieu »  

Le Sanctuaire Notre Dame de la Paix de Fatima a servi encore de cadre aux nombreux chrétiens pour prier et adorer le Seigneur en cette deuxième journée du triduum de prière commencé depuis hier dans les installations même du sanctuaire

 Il faut retenir que cette deuxième journée reste marquée par la prédication de M. l’Abbé Kapia Ghislain qui, dans un style magistral et limpide, à partir du magnificat de la Vierge, a fait ressortir quelques traits de la vie de la Mère de Jésus. Le magnificat, souligne l’orateur, est un chant qui révèle en filigrane la spiritualité des anawim bibliques, c'est-à-dire de ces fidèles qui se reconnaissaient « pauvres » non seulement en vertu de leur détachement de toute idolâtrie de la richesse et du pouvoir, comme le dit Benoit XVI, pape Émérite, mais également en vertu de l'humilité profonde de leur cœur, dépouillé de la tentation de l'orgueil, ouvert à l'irruption de la grâce divine salvatrice. « Par le magnificat, la Madone célèbre la grâce divine qui a fait irruption dans son cœur et son l'existence, faisant d'elle la Mère du Seigneur », a souligné l’Abbé Kapia.

L’orateur du jour a, par ailleurs, exhorté le peuple de Dieu, à l’instar de la Vierge Marie, à devenir pauvre en esprit, pur et simple de cœur, mais aussi à faire en sorte que dans leur âme et dans leur vie, le Seigneur y trouve une demeure. Une invitation lancée donc aux chrétiens à engendre le Christ pour leur temps, à porter le Christ non seulement dans leur cœur, mais aussi au monde.

 Rappelons que ces trois journées de prière, qui seront clôturées par une messe d’action de grâce le vendredi, 31 octobre 2014, sont vécues au sanctuaire comme un moment de prière intense de chapelet avec Marie, d’enseignement, d’intercession, de louange, d'action de grâce, de joie reconnaissante, mais aussi comme un pèlerinage, un temps de renouveau, qui permet aux et aux autres de vérifier ce qui a été vécu pour en tirer tous les enseignements et pour opérer un discernement toujours plus profond de l’ensemble de leur vie, avec l'aide de la Madone.

 
© OKALEMA PASHI PLACIDE

   

« La foi de la Vierge Marie exige une audace et une persévérance constantes »

28 octobre 2014 

Kinshasa, mardi 28 octobre 2014- Marie « Marie nous précède sur la voie de la foi : en croyant au message de l'ange, elle est la première à accueillir de façon parfaite le mystère de l'Incarnation (cf. Redemptoris Mater, n. 13) Sa foi, comme celle d’Abraham, est une foi accueillante, persévérante et engageante, associée à la raison », déclare Abbé Martin TSHIBUMBU.

Au cours de son enseignement donné, ce mardi 28 octobre 2014, au Sanctuaire Notre Dame de la Paix de Fatima avec pour thème « la foi de Marie », M. l’Abbé Martin TSHIBUMBU a présenté la Vierge Marie comme modèle d’une foi accueillante, engageante et exigeant une audace et une persévérance constantes. Cet enseignement a été donné aux nombreux fidèles du Sanctuaire, à l’occasion de la première journée du triduum de prière organisé par le Recteur du Sanctuaire afin de clôturer dans la joie le mois du rosaire.

Pour M. l’Abbé Martin, la foi de la Vierge Marie est une foi audacieuse qui croit même à ce qui est humainement impossible. La Vierge Marie, par sa foi, a poussé son Fils à Cana à accomplir son premier miracle (cf. Jn 2, 1-5). C’est donc une foi persévérante, a souligné l’Abbé Martin.

Devant les nombreux dévots de la Vierge Marie, pour lier la théorie à la pratique, l’orateur du jour a montré comment la Vierge Marie, par sa foi, peut servir de modèle aux chrétiens d’aujourd’hui. Marie, poursuit-il, demande à ses enfants de vivre la foi comme réponse à l’initiative de Dieu ; bien plus comme un chemin d'engagement et de participation, qui, à tous les âges et dans toutes les situations de la vie, exige une audace et une persévérance constantes. Une telle foi, devant les épreuves, ne défaille pas, ne trébuche pas ; elle reste ouverte à la volonté de Dieu. Ainsi, enchaine M. l’Abbé Martin, celui qui, comme Marie, est totalement ouvert à Dieu, parvient à accepter la volonté divine, même si, souvent, elle ne correspond pas à notre volonté.

L’Abbé Martin Tshibumbu a, par ailleurs, tout au long de son enseignement, invité les chrétiens, comme Marie, à s’abandonner pleinement entre les mains de Dieu, à se mettre à l’écoute de la Parole de Dieu, aux besoins du prochain et du monde. En attendant, le triduum fait son chemin. La clôture interviendra le vendredi, 31 octobre 2014.

 © OKALEMA PASHI PLACIDE

 

COMMUNIQUE DE LA CHANCELLERIE

Chers frères et soeurs,

Par décrets ARKIN/LMP/5815/14 du 03 octobre 2014, le Cardinal Archevêque a signé quelques nomminations dont voici la substance:

1. Abbé Ghislain KAPIA IZUO, est nommé secrétaire Chancelier et Recteur du Sanctuaire marial Notre Dame de la Paix de Fatima de l'Archévêché de Kinshasa.

2. Abbé Jean-Delly BOMONGO NDJOLI, est envoyé aux études à l'Université Pontificale Grégorienne de Rome.

                                                      Fait à Kinshasa, le 08 octobre 2014

                                                       Abbé Jean-Delly BOMONGO

                                                              Secrétaire Chancelier

ARCHIDIOCESE DE KINSHASA : LES NOUVEAUX NKUMU INSTITUES ET ENVOYES EN MISSION

NkumuPlus de 200 Nkumu de l’Archidiocèse de Kinshasa ont été, à l’issue de leur formation, institués ministres extraordinaires de communion par un degré de nomination de son Éminence L. Card. MONSENGWO PASINYA. Cette cérémonie aux allures d’un envoie en mission a eu lieu ce dimanche 26 octobre 2014 au Sanctuaire Notre Dame de la Paix de Fatima. Dans ce sanctuaire noir de monde et sous un ciel nuageux les nouveaux Nkumu ont reçu la mission d’apporter le Christ aux malades. Ils ont, en outre, reçu mandat d’être des tabernacles du Christ et d’être des modèles, car ils portent avec eux le Christ, source d’amour, qu’ils amener aux absents, aux malades.   

« Nous sommes heureux de porter le Christ aux malades », scandaient des torrents de Nkumu venus de quatre coins de l’Archidiocèse de Kinshasa par moyens multiples à l’occasion de l’institution de nouveaux Nkumu par décret de nomination de S. Em L. Cardinal Monsengwo Pasinya. Cette cérémonie s’est déroulée au Sanctuaire Notre Dame de LA Paix de Fatima, ce dimanche 26 octobre 2014, devenu pour la circonstance le centre d’attraction de la Pastorale de l’Archidiocèse de Kinshasa. 

Dans un sanctuaire noir de monde, sous un ciel nuageux et vêtus de blanc, ces nouveaux ministres extraordinaires de la communion sont conscients de la tache qui les attend. « C’est quelque chose d’extraordinaire qui me soit arrivé depuis ma naissance : apporter le Corps du Christ aux autres, aux malades. Je deviens le tarbenacle du Christ pour les autres », lance un autre Nkumu, visiblement fasciné pour sa nouvelle charge et ému par la figure du Christ qui demande, à travers l’Evangile de ce dimanche, d’aimer Dieu et son prochain. 

« Oui, désormais, par nous, le Christ doit pouvoir arriver aux autres. Nous ne sommes que des simples instruments du Christ. C’est une grande charge, une grande responsabilité que Jésus nous confie aujourd’hui par son Éminence Laurent Cardinal Monsengwo », affirme un autre Nkumu. 

Au cours de cette messe, S. Ex. Mgr Kisonga a lancé un défi aux nouveaux Nkumu : « soyez des modèles, d’autant plus vous portez avec vous le Christ ». L’occasion faisant le Larron, Monseigneur Kisonga a fait une catéchèse sur le Nkumu, rappelant tour à tour son origine, son rôle et son but principal. Les Nkumu, rappelle Mgr Kisonga, sont les ministres extraordinaires de communion. Le ministère de Nkumu trouve son origine dans la tradition apostolique. En effet, dès l’âge apostolique e la bonne ont exigé la mise en œuvres de nombres ministère, comme le révèle les actes des apôtres (Ac 7, 1-14). Cette tradition apostolique continue jusqu’aujourd’hui. Le principal de Nkumu est d’apporter la communion aux malades.  

Cette catèchèse a été reçue par les nouveaux Nkumu comme un envoie en mission. « Le Christ nous choisit et nous envoie le donner aux autres », affirme un autre Nkumu. « Cet envoie en mission nous engage, nous Nkumu, à devenir espérance et joie pour tous ceux qui ne peuvent plus venir à l’Église pour recevoir le Christ sous les espèces saintes de Corps et de Sang du Christ », déclare un autre Nkumu.  

Ces Nkumu nous inspirent un modèle de disponibilité, de serviabilité, de donation comme Jésus lui-même. Chacun de nous devrait se montrer disponible pour donner Jésus aux autres, l’annoncer par son comportement, attitudes. Tous, en définitive, devrions être le tabernacle, les instruments par lesquels Dieu se donne, donne son amour, partage ses richesses pour un vivre ensemble heureux.

     

Placide OKALEMA PASHI

                    

Au fait, qu'est-ce qu'un Synode?

Alors que le Synode extraordinaire sur la Famille vient de s'ouvrir au Vatican, voici des réponses claires et précises aux questions que vous vous posez sur cette assemblée d’évêques.

Que signifie le mot « synode » ?

Synode vient du grec sunodos, “chemin parcouru ensemble”, d’où sa signification d’assemblée délibérante. Il réunit des évêques pour discuter de la mission de l’ensemble de l’Église et de l’unité de la foi en son sein. Un synode est donc une forme d’expression de la collégialité de l’Eglise, c’est-à-dire de l’unité de l’Église et du caractère universel de sa mission.

Quelles sont les autres formes d’expression de cette « collégialité » ?

Longtemps, la collégialité de l’Église s’est manifestée par les conciles et les synodes d’évêques, auxquels on prêtait la même signification, ainsi que par le Sacré Collège, formation d’un collège de cardinaux autour du Pape à partir du XIIe siècle.

Mais chaque institution a été clairement identifiée et définie lors du Concile Vatican II (1962-1965), puis par le Code de Droit canonique de 1983. On distingue donc :

- le Concile œcuménique, qui réunit les évêques du monde entier
- le Synode des évêques, assemblée plus restreinte que le concile, donc plus facile à réunir
- le Sacré Collège des cardinaux
- les conciles particuliers, pléniers ou provinciaux
- les conférences épiscopales, d’une nation ou d’un territoire

Comment se passe un Synode ?

Un Synode se présente sous la forme d’une assemblée consultative convoquée par le Pape. Cela le différencie du synode diocésain, convoqué par un évêque dans son diocèse.

Le Synode a pour but d’informer et de conseiller le Pape. Le Saint-Père peut aussi lui donner un rôle délibératif, sous réserve que les décisions soient ratifiées par ses soins.

Si le Pape ne préside pas le synode en personne, il nomme pour chaque session un ou plusieurs présidents délégués. Cette année, ils sont trois, représentant symboliquement trois continents : le cardinal français André Vingt-Trois, archevêque de Paris, le cardinal philippin Luis Antonio Tagle, archevêque de Manille, et le cardinal brésilien Raymundo Assis, archevêque d'Aparecida.

Un secrétariat permanent du Synode existe au sein de la Curie romaine. Il est dirigé par un secrétaire général qui assure la préparation et le suivi des sessions. Le Pape François a souhaité que cette responsabilité soit "cardinalice", pour lui donner une plus grande importance qu'auparavant. Il s'agit actuellement du cardinal italien Lorenzo Baldisseri.

Le secrétaire général collabore avec le rapporteur général, chargé de rédiger le « rapport introductif au débat », un document destiné à lancer les discussions. C'est aussi lui qui rédige les conclusions des travaux. Cette tâche incombe cette année au cardinal hongrois Peter Erdö, archevêque de Budapest.

Enfin, un secrétaire spécial est nommé pour assister ces derniers. Mgr Bruno Forte, archevêque de Chieti-Vasto, en Italie, remarqué pour ses contributions lors du précédent synode sur la Nouvelle évangilisation, s'est vu attribué cette fonction.

À la fin du synode, les évêques adoptent un rapport remis au Pape, et rédigent souvent un message au monde. Le Pape, sous réserve d’avoir ratifié les conclusions présentées, reprend fréquemment dans un document paraissant sous sa responsabilité propre les éléments du rapport qui lui a été remis. Ce document est, généralement, une exhortation apostolique post-synodale.

Qu’est-ce qu’un Synode « extraordinaire » ? Et « ordinaire » ?

Trois types de Synodes des évêques existent.

Le Synode « ordinaire » réunit des évêques élus par les conférences épiscopales, les patriarches orientaux, des évêques nommés personnellement par le Pape, et des religieux. Il y en a eu 13 depuis Vatican II. La treizième et dernière assemblée générale ordinaire a eu lieu en octobre 2012, sous le pontificat de Benoit XVI ; le thème abordé fut « La nouvelle évangélisation pour la transmission de la foi chrétienne ».

Le Synode « extraordinaire »  réunit seulement les présidents des conférences épiscopales, les patriarches orientaux, les cardinaux préposés aux congrégations de la Curie, des religieux et des participants nommés par le Pape. Il s’agit alors de donner des réponses rapides à « des questions concernant le bien de l’Église universelle ».  C’est la formule retenue pour cette édition 2014.

Le Synode « spécial » : il est convoqué sur une question propre à une région ou à une Église particulière. Le dernier s’est déroulé en juin 2010, il s’agissait d’une assemblée spéciale pour le Moyen-Orient.

Quels ont été les précédents synodes extraordinaires ?

Il y en a eu deux. D’abord en 1969, sur « La coopération entre le Saint-Siège et les Conférences épiscopales ». Puis en 1985, sur « Le vingtième anniversaire de la conclusion du Concile Vatican II ». Actuellement, jusqu'au 19 octobre 2014, a donc lieu la troisième assemblée générale extraordinaire, qui est par ailleurs le premier Synode du pontificat du Pape François.

Sait-on quand aura lieu le prochain Synode ?

L’année prochaine ! Il s’agira cette fois d’une assemblée générale ordinaire du synode. Elle se réunira à Rome du 4 au 25 octobre 2015, sur le thème : « Jésus Christ, révèle le mystère et la vocation de la famille ». Cette assemblée sera plus importante que celle d’octobre 2014, puisqu’elle sera constituée de délégués des conférences épiscopales (en proportion du nombre d’évêques de chaque conférence), et des experts conviés par le Pape. Elle sera donc plus représentative de l’épiscopat. Reprenant le travail du synode extraordinaire, cette assemblée réfléchira plus profondément sur les thématiques affrontées pour définir des lignes d’action pastorales. Elle remettra ses propositions au Pape François, qui pourra ainsi publier un document ou proposer d’éventuelles réformes.

La famille a-t-elle déjà fait l’objet d’un Synode ?

Oui, en 1980. Ce cinquième Synode ordinaire s’est déroulé du 26 septembre au 25 octobre 1980, sur le thème : « La famille chrétienne ». Au cours de leur travail, les évêques produisirent un message écrit intitulé « Message aux familles chrétiennes dans le monde moderne » et proposèrent une «Charte des Droits de la Famille» que le Pape Jean-Paul II promulgua plus tard, en 1983. Se fondant sur les débats et propositions de l'Assemblée, le Pape publia l'Exhortation Apostolique Familiaris consortio.

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