Previous Next
« L’Abbé Bosangia était un prêtre heureux d’être prêtre et qui rayonnait cette joie d’être prêtre autour de lui »  Kinshasa, mardi 20 novembre 2014- « L’Abbé Bosangia était un prêtre heureux d’être...
Anuarité, modèle pour toutes les catégories de chrétiens de notre pays Kinshasa, mercredi 2 décembre 2014 - La bienheureuse Marie Clémentine Anuarité est devenue un...
"Mungu tu, Jésus Seul, bobele Yezu"  Kinshasa, mardi 09 décembre 2014-« Mungu tu, Jésus seul, bobele Yezu », déclarait...

Journée des enfants de la maternelle avec la coordination des écoles privées catholiques

Cliquer sur la photo pour l'agrandir

DSC00107 DSC00053 DSC00057 DSC00058 DSC00060
DSC00061 DSC00062 DSC00063 DSC00064 DSC00067
DSC00073 DSC00076 DSC00079 DSC00096 DSC00097
DSC00101 DSC00103 DSC00104 DSC00106 IMG 20141212 120817
IMG 20141212 124501 DSC00082 DSC00085 DSC00091 DSC00093

"Mungu tu, Jésus Seul, bobele Yezu"

51 Kinshasa, mardi 09 décembre 2014-« Mungu tu, Jésus seul, bobele Yezu », déclarait la Sœur Clémentine Anuarite avant sa mort.

 

Avant de succomber sous les coups de son meurtrier, le 1 décembre 1964 à 1h05 du matin dans la « maison bleu », actuel sanctuaire de la Bienheureuse Anuarite, la Sœur Marie Clémentine Anuarite répétait courageusement ces phrases : « Mungu tu, Jésus seul, bobele Yezu ». En d’autres termes, pour elle, « Vivre c’est le Christ et mourir est un gain... »Jésus-Christ était donc la source, le sens et le but de sa vie. Anuarite était donc convaincu que mourir pour le Christ nous transporte dans la présence de Jésus-Christ, ce qui est de loin le meilleur. Ainsi pouvait-elle préférer de mourir plutôt que de commettre cet ignoble péché et perdre, par le fait même, son intimité avec le Christ qui vit en elle. « Je préfère mourir plutôt que de commettre ce péché », disait-elle, refusant ainsi courageusement de céder aux sollicitations de l’Officier des Simba.

« Mungu tu ». Anuarite a cru vraiment que Christ vit en elle (Eph. 3. 17). Cette réalité a tout changé dans sa vie : sa conception de la vie, ses priorités, son but.... Il s’agit de vivre ce qu’elle est déjà, par la grâce de Dieu, fruit de l’œuvre du Christ. Elle a réalisé ainsi ce que Paul vivait quand il écrivait : « Je suis crucifié avec Christ ; et je ne vis plus, moi, mais Christ vit en moi…». Alors, Je ne suis plus mon « centre » mais Christ devient le centre, le vrai motif, le vrai sens, la vraie passion de ma vie. Ce chemin suivi par cette digne fille du Congo et de l’Église est un chemin dans lequel nous sommes tous « en route » où chaque étape est une découverte et un émerveillement.

Comme on pourrait le lire entre les lignes, le « Mungu tu », ce refrain « anuaritien », raisonnement encore aujourd’hui comme un appel à faire de Jésus l’épicentre de sa vie (sa vie spirituelle, de couple, professionnel, estudiantine, etc.) Seul Jésus suffit. Faire de Jésus le centre de sa vie revient à faire de sa vie une vie toute donnée au Seigneur, pour/par le Seigneur et aux autres. Une telle vie, de toute évidence, s’exprime, se manifeste, se matérialise par son engagement pour un changement qualitatif de vie de ses concitoyens, dans sa société et dans le monde, par sa lutte pour le respect de la dignité de l’homme, sa lutte contre les injustices sociales de manière à rendre ce monde plus fraternel, plus humain. Une vie toute donnée, implique, également, une volonté manifeste d’exiger de la part de tous ceux qui gèrent la chose publique la justice distributive, la répartition équitable des richesses du pays entre tous les citoyens. L’aboutissement heureux d’un tel projet de vie n’est possible que dans la mesure où l’homme fait de Jésus le fondement de son agir, de ses actions multidimentionalités, bref le fondement de toute son existence. Le monde ne peut devenir humain que si l’homme fait de Jésus le centre de sa vie, c’est-à-dire si son agir, sa volonté, ses actes, deviennent des lieux de la matérialisation de la volonté de Dieu, en d’autres mots des lieux de l’effectivité et de l’effectuation de la volonté et de l’agir divins. Voilà le grand apport aussi d’Anuarite qui est une réponse providentielle au monde contemporain intoxiqué d’égoïsme et du chacun pour soi. Son « Mungu tu » nous enseigne qu’on ne peut pas faire de cette humanité une humanité humaine sans la saveur divine et sans faire de sa vie une vie toute donnée. Si nous plaçons Dieu au cœur de nos actes même les plus simples de la vie quotidienne, tout ira mieux, l’humanité sera plus humaine.

 

© OKALEMA PASHI PLACIDE

               

Anuarité, modèle pour toutes les catégories de chrétiens de notre pays

anuariteKinshasa, mercredi 2 décembre 2014 - La bienheureuse Marie Clémentine Anuarité est devenue un modèle pour toutes les catégories de chrétiens de notre pays, déclarait Son Éminence Laurent Card. MONSENGWO Pasinya.

                                                         

La ville d’Isiro a vibré, ce lundi 1 décembre 2014 au rythme du jubilé d’or du martyre de la Bienheureuse Marie Clémentine Anuarité. En effet, du 1 décembre 1964 au 1 décembre 2014, il y a exactement 50 ans depuis que Anuarite, cette digne fille de la RD Congo et de l’Église, a versé son sang par amour pour le Christ. Oui, c’était ici à Isiro, alors Paulis, qu’Anuarite tint vaillamment tête à ceux qui voulaient l’humilier et banaliser sa dignité religieuse et féminine.

Les activités marquant ce jubilé d’or du martyre d’Anuarite ont été clôturées par une messe d’action de grâce célébrée par Son Éminence Laurent Cardinal Monsengwo Pasinya à l’endroit où se trouvait l’ancien aéroport d’Isiro. Entouré du Nonce Apostolique, représentant personnel du Pape François, de plusieurs évêques, d’un parterre de prêtres, le Cardinal de la Sainte Église Catholique Romaine a indiqué que le Congo et l’Afrique toute entière étaient en fête, car le message de l’Évangile a donné le fruit de sainteté : le martyre d’Anuarite. Notre Vénérée Sœur Anuarite, ce fleuron qui fait la gloire de Dieu et la fierté de l’Église, a rendu un témoignage éclatant au Christ, a-t-il ajouté.

Poursuivant son homélie, devant la première dame de la RD. Congo, Mme Olive Lembe, de plusieurs autorités politiques et administratives dont le gouverneur de la Province Orientale Jean Bamanisa, du ministre de l’économie Jean Paul Nemoyato, devant une foule immense venue de quatre coins du Congo, de l’Afrique et du monde bravant les péripéties à tout le moins pénibles, l’Archevêque de Kinshasa a présenté la Bienheureuse Marie Clémentine Anuarite comme « un modèle pour toutes les catégories de chrétiens de notre pays : modèle de virginité, modèle de fidélité à la parole de donnée pour les époux, les prêtres, les personnes consacrées, modèle de courage, modèle de pardon, de réconciliation ; elle est aussi modèle du don de soi, modèle de générosité et de dévouement, bref modèle d’amour qui donne et qui se donne, modèle du témoignage rendu au Seigneur Jésus-Christ »

La Bienheureuse Anuarite, affirme le Wojtyla congolais, ayant placé toute sa foi et toute son espérance en Dieu, à l’exemple de Sainte Cécile, Agathe; elle avait un principe de vie qu’elle répétait en swahili : « Mungu tu, Dieu seul et seulement lui ». Elle confessait donc sa foi au Christ. Ainsi, Dieu l’a-t-il, de son coté, préservée de la chute et de la honte en la couronnant de la palme du martyre.

L’Évangile a été annoncé dans notre pays au prix du sang, a aussi affirmé l’Archevêque de Kinshasa. De cette manière, selon les mots de Son Éminence, nous avons fait désormais, nous africains un pacte de sang avec Jésus. Le peuple congolais est devenu, de ce fait, sujet de l’évangelisation; la terre congolaise appartient désormais à Jésus-Christ. D’où un appel lancé à l’endroit de tous les belligérants pour un arrêt complet des hostilités, de massacres en RD Congo. La dignité de l’homme doit être respectée. Le sang de beaucoup d’innocents Congolais a trop coulé. Il est temps de mettre fin à cette barbarie humaine.

Son Éminence a conclu son homélie par un vœu : l’élévation de la Bienheureuse Marie Clémentine Anuarite au rang des saints de l’Église universelle, un vœu largement partagé par toute la foule acquise à la cause d’Anuarite. Toute la foule, en effet, scandait « Anuarite mosantu » A la fin de la messe, Son Éminence Laurent Cardinal Monsengwo a posé la première pierre à l’endroit où sera érigée une cathédrale dédiée à la Bienheureuse Marie Clémentine Anuarite.

Alors que les portes du jubilé d’or du martyre de la Bienheureuse Anuarite se ferment sur Isiro, celles d’un véritable pèlerinage s’ouvrent dans le cœur de chacun de pèlerins. Anuarite lance à chacun plusieurs défis : le défi du pardon, de la paix, de la réconciliation, du respect, de la dignité humaine, de la fidélité à la parole donnée. Il revient à chacun d’en vivre au quotidien

© OKALEMA PASHI PLACIDE

Jubilé d'or de la Bienheureuse Anuarité. Quelques photos

Cliquer sur une photo pour l'agrandir

11 12 13 14
15  16  17  18
 19  20  21  22
 23  24  25  26
 27  28  29  30
 31  32  33  34
 35  36  37  38
40  40a  40b  41
 42  43  44  45
 46  47  48  49
 50  51  52  53
 54  55  56  57
 58  59  60  61
 62  63  64  65
 66  67  68  71
 72  73  74  87
 88  89  90  91
 92  93  94  95
 96  97  98  99
 100  101  102  103
 104  105  106  107
 110  111  112  

 

 

« L’Abbé Bosangia était un prêtre heureux d’être prêtre et qui rayonnait cette joie d’être prêtre autour de lui »

CIMG4882 Kinshasa, mardi 20 novembre 2014- « L’Abbé Bosangia était un prêtre heureux d’être prêtre et qui rayonnait cette joie d’être prêtre autour de lui », déclare Son Éminence Laurent Cardinal MONSENGWO Pasinya.

La dépouille mortelle de M. l’Abbé BOSANGIA Pierre BOSS a été inhumée ce mercredi 19 novembre 2014 tard dans l’après-mis au cimetière diocésain du Grand Séminaire Saint André Kaggwa noir de monde, d’autant plus que une foule immense de Kizito et Anuarité avait accompagné à pied le corps de leur mapera général de la Cathédrale jusqu’au cimetière diocésain. Avant l’enterrement, une messe d’action de grâce a été dite à la Cathédrale Notre Dame du Congo par son Éminence Laurent Cardinal Monsengwo en présence de plusieurs autorités politiques, ecclésiastiques, d’un parterre de prêtres, de religieux et religieuses ainsi que de plusieurs délégations venues de quatre coin du monde. Parmi les participants à cette messe, on notera notamment la présence de Mgr Louis Portela, évêque de Kinkala et Premier Vice-président du SCEAM, Mgr Gabriel du Ghana, Mgr Landu, évêque de Matadi, des évêques auxiliaires de l’Archidiocèse de Kinshasa, de M. l’Abbé Santedi, Secrétaire Général de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo et ami personnel de l’Abbé Bosangia.

Dans son homélie, au cours de cette messe, le pasteur infatigable de l’Archidiocèse de Kinshasa a, avec un cœur de père, est revenu longuement sur les qualités spirituelles, morales et intellectuelles de ce prêtre exceptionnel et cofondateur du groupe Kizito-Anuarité. « L’Abbé Bosangia était un prêtre heureux d’être prêtre et qui rayonnait cette joie d’être prêtre autour de lui. L’enthousiasme de son engagement pour la cause de l’Église et soucieux de s’acquitter convenablement de sa tache, faisait de lui un prêtre complet. Ouvert, hospitalier, Pierre Bosangia a été surtout un homme de foi et d’espérance », affirme Laurent Monsengwo.

Poursuivant son homélie, Son Éminence Laurent Cardinal Monsengwo a, en outre, rappelé l’engagement sociopolitique de l’Abbé Bosangia : « L’Abbé Pierre Bosangia était un homme qui avait fait de la libération de son peuple des antivaleurs son cheval de batail, d’une part en donnant l’enseignement social de l’Église sur la communauté sociopolitique, et d’autre part en insistant sur la tolérance chrétienne pour la prise en charge de soi » ; « il s’était également donné pour la justice, la solidarité et la paix dans son pays et dans le monde », ajoute l’artisan de paix et de justice Congolais.

Notons, également, qu’au cours de cette messe pleine d’émotion, mais aussi d’espérance, plusieurs messages de condoléances adressées à Son Éminence, à la famille biologique de l’Abbé Boss, à l’Assemblée du clergé Kinois et à tous les fidèles catholiques ont été lus. Mais on retiendra surtout l’intuition des prêtres congolais vivant en France parlant de l’Abbé Bosangia, de cette intelligence éclairée, aiguisée et visionnaire : « Nous ne parlerons jamais de toi au passé, car tu es toujours avec nous et parmi nous »

L’Archidiocèse de Kinshasa, par la bouche de son Pasteur, s’est engagé, par ailleurs, à continuer à œuvrer pour la vie et le sort de KA et pour l’aboutissement des œuvres initiées par l’Abbé Pierre BOSANGIA. Désormais, Monsieur Pierre Bosangia peut se reposer de sa vie pleine de projets et d’initiatives. Car ces œuvres le suivront au ciel.

  © OKALEMA PASHI PLACIDE

 

Informations supplémentaires